La région Occitanie propose d’investir dans les entreprises locales

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Vous souhaitez faire fructifier votre épargne ? Pourquoi ne pas investir dans des entreprises locales ? Depuis le 27 avril, c’est en tout cas ce que propose la Région Occitanie, via la mise en place d’une toute première plateforme de crowdfunding dédiée aux entreprises locales ayant besoin d’un coup de pouce financier.

Un dispositif unique en France

Tout comme alléger ses charges en optant pour un regroupement de crédit constitue une excellente solution, réaliser un investissement pour faire fructifier son épargne peut également se révéler une bonne idée. Et pour se faire, voici une initiative qui pourrait bien vous inspirer si vous habitez en région occitane.

Depuis le 27 avril dernier, la Région Occitanie a en effet lancé une plateforme de financement, baptisée « Épargne Occitanie », qui permet d’investir dans des entreprises locales du secteur. Une initiative qui constitue une première en France et que la région a pu réaliser grâce à un partenariat avec la CCI Occitanie, mais aussi via une collaboration avec Wiseed, l’un des pionniers du crowdfunding en France.

Investir via des actions ou des obligations

Plus concrètement, la plateforme permet d’injecter de l’argent, dès 100 euros, sur le projet d’une entreprise ayant besoin d’un coup de pouce financier. Non seulement cet investissement permet de soutenir l’économie locale, mais il offre également la possibilité de récupérer une plus-value à la sortie. Pour se faire, il convient toutefois d’être inscrit sur le site et d’avoir pris soin de remplir un questionnaire d’évaluation de ses connaissances financières.

Par la suite, plusieurs solutions sont proposées. Il est ainsi possible d’opter pour un investissement en obligations, consistant en un prêt à durée fixe avec un rendement annuel de 4 à 6% établi par contrat, ou de se tourner vers l’achat d’actions. « Dans ce cas, l’épargnant devient actionnaire de la société et percevra des dividendes chaque année si la société dégage du bénéfice, mais aussi des plus-values d’action au terme de l’opération », a ainsi expliqué Mathilde Iclanzan, directrice générale adjointe de Wiseed.  Les sommes investies sont alors bloquées durant 5 à 7 ans, selon les opérations.

Dans tous les cas, chaque épargnant connaît la durée de son investissement à l’avance. Une période durant laquelle il ne pourra pas récupérer les sommes qu’il a placées.

Déjà onze projets présents sur la plateforme

Au total, ce sont ainsi onze projets émanant d’entreprises ayant besoin d’un coup de pouce financier, qui sont actuellement proposés sur la plateforme. Six secteurs d’activité ont en outre été choisis, parmi lesquels : l’environnement, les énergies, l’alimentation ou encore la santé, mais aussi le numérique et les mobilités.

Et sur les 250 demandes déposées, les projets en question ont été soigneusement sélectionnés par une équipe formée par des membres de la région, de la CCI et de Wiseed, avant d’être soumis au vote d’épargnants et d’être ouverts aux investisseurs.

« Ce processus nous permet de vérifier l’adéquation des citoyens aux projets », a plus particulièrement expliqué Mathilde Iclanzan. Déjà, onze autres projets sont en cours de sélection et ce n’est que le début puisque la région espère atteindre 40% d’entreprises sélectionnées.

L’épargne des Français en hausse face à la crise

Il faut dire que cette initiative tombe à pic, puisqu’en 2020, les Français n’ont jamais autant économisé. Ces derniers ont ainsi épargné́ en moyenne 276 € par mois, tandis que près de 26 milliards d’euros ont été placés sur les livrets A, soit le double par rapport à 2018. On note également un recul des crédits à la consommation de 11% sur l’année 2020 précise Partners Finances, conséquence de la crise sanitaire.

Ainsi, une personne interrogée sur deux, affirme qu’elle s’est rendue compte qu’il était important de garder des économies. Et ce phénomène se retrouve encore plus chez les jeunes, en particulier chez les 18-24 ans, puisque 60% d’entre eux ont exprimé une envie d’épargner plus.

Reste que si cette envie d’épargner a en partie été motivée par une prise de conscience chez les Français, une grande partie de la hausse de l’épargne, se traduit aussi par une « épargne forcée », du fait des restrictions administratives dans certains secteurs économiques comme la restauration, les loisirs ou le tourisme, pendant la première période de confinement.

Le crowdfunding a aussi le vent en poupe

Enfin, le crowdfunding a également le vent en poupe, puisqu’en 2020, le financement participatif a connu une croissance de 62% avec plus de 115 000 projets financés.

Pour rappel, les plateformes de crowdfunding font appel à l’épargne de personnes physiques ou d’entreprises, afin de financer tous types de projets, qu’ils soient professionnels ou personnels. Ces derniers concernent par ailleurs tout type d’objectifs, de la création d’une petite entreprise (d’ailleurs renseignez-vous sur sylae asp ) innovante ou solidaire, à un projet culturel comme la production d’un disque ou la création d’une pièce théâtrale, en passant par un projet social, associatif ou caritatif.

Pour se faire, les porteurs de projets proposent diverses formes de financement participatif, qu’il s’agisse de don, de prêt ou de prise de participation. Quant à l’investisseur, il peut donc être rémunéré en percevant des dividendes, des intérêts ou des commissions sur les chiffres d’affaires.