Investir dans un parking, est ce une bonne idée ?

telechargementLes prix des parkings ont grimpé de manière quasi ininterrompue depuis 20 ans mais la promesse de rentabilité locative reste bonne.

Voici un investissement immobilier intéressant au ticket d’entrée accessible. Le magazine L’express Votre Argent a mené l’enquete.

 

 

Quelques chiffres importants :

  • Comme pour les logements, le prix des parkings varie en fonction de leur localisation. D’une région à l’autre, leurs tarifs à la vente peuvent tripler ! Après Paris, la métropole la plus onéreuse en la matière est Nice (28 200 euros en moyenne). A Lyon (20 970 euros), Bordeaux (17 800 euros) et Marseille (17 000 euros), les prix sont plus doux car le marché est moins tendu.
  • En vingt ans, les parkings ont connu une hausse des prix quasi ininterrompue dans tout les départements. Selon la Chambre des Notaires de Paris, ils ont augmenté de 50 % en Ile-de-France depuis 1996. Une donnée à mettre toutefois en perspective avec celle des appartements (+182 % toujours selon les Notaires de Paris-Ile-de-France) ainsi qu’avec l’inflation générale des prix, de l’ordre de 27 %.

Quelle rentabilité locative espérer ?

  • Les rendements bruts enregistrés cette année sont compris entre 4,6 % et 6 %, selon MonsieurParking.com. Il faut trouver le juste équilibre entre prix d’achat, loyer et risque de vacance locative. Et à moins d’investir dans des zones où la demande est particulièrement tendue, privilégiez donc les emplacements qualitatifs.

Comment choisir son bien ?

  • Les point importants : sa localisation géographique, les « box fermés » seront plus cotés que les stationnements ouverts, et les places abritées seront plus valorisées que celles situées à l’extérieur tandis les biens au premier sous-sol et au plus proche de l’entrée du parking seront plus chers que ceux du deuxième ou du troisième niveau. A prendre en compte aussi les dimensions des stationnements, pas trop exigu et éclairé pour la clientele feminine.

Quid des charges et de la fiscalité ?

  • C’est la contrepartie de ces prix d’achats « peu élevés » : les droits de mutation et frais de notaires représentent une part assez élevée du prix de vente des parkings. L’acheteur devra ainsi prévoir une partie variable (droits de mutation, émoluments, frais d’enregistrement et de publicité foncière), auxquels s’ajouteront des frais fixes d’actes notariés. Bien que plafonnés depuis l’entrée en vigueur de la réforme des frais de notaires à 10 % de la valeur du bien, ces derniers restent importants.
  • Côté impôts, les loyers que vous percevrez en tant que propriétaire d’une place de parkings sont soumis au régime des revenus fonciers. Si vos revenus locatifs sont inférieurs à 15 000 euros par an, vous bénéficierez alors d’un abattement de 30 % dans le cadre du régime du micro-foncier. A noter que vous serez soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties, et que votre locataire devra s’acquitter de la taxe d’habitation si le parking est situé à moins d’un kilomètre de son logement.